Qu’est-ce qui fait qu’un organisme est vivant ? Malgré les avancées techniques qui ont permis aux biologistes de décrire le fonctionnement des organismes à des échelles toujours plus petites, la question reste plus que jamais d’actualité, comme le montre l’histoire de l’étude du mouvement biologique.
Sans une succession d’événements politiques et sanitaires imprévus, l’astronome aurait sans doute trouvé un terrain d’entente avec le pape Urbain VIII et évité la condamnation pour hérésie en 1633. Telle est la thèse que défendent les historiens des sciences Yves Gingras et William Shea dans l’ouvrage « L’Ambassadeur de Galilée ».
Darwin aurait-il élaboré sa théorie sans l’environnement intellectuel propice que le botaniste britannique, président de la Royal Society, avait patiemment bâti en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle ?
En 1924, des vestiges suggérant l’existence d’une culture paléolithique ayant inventé l’écriture sont découverts à Glozel, dans l’Allier. Leur authenticité est rapidement mis en doute, engendrant une querelle qui perdurera durant tout le XXe siècle. Ce cas de fraude archéologique illustre les tensions entre les connaissances et l’imaginaire d’une époque, et met en lumière les modalités de preuve et de fabrication du faux.
La découverte de Lucy il y a cinquante ans n’est pas le simple produit de la chance. Elle a résulté des données collectées au cours des missions scientifiques qui étudiaient alors le passé de l’Afrique de l’Est, et surtout des initiatives prises par certains de leurs membres.
Au début du XXe siècle, dans les marais du Norfolk, dans l’est de l’Angleterre, une femme consacra une grande partie de sa vie à observer les oiseaux et à les photographier, parfois dans de rudes conditions.
Escroc pour les uns, précurseur des psychothérapies pour d’autres, qui était Franz Anton Mesmer, ce médecin allemand qui fit sensation dans les salons parisiens du XVIIIe siècle avec ses cures magnétiques, fondées sur la circulation d’un fluide universel ? Une nouvelle biographie présente son vrai visage. Rencontre avec son auteur, l’historien Bruno Belhoste.